10 solutions contre l’angine d’été – Santé

La gorge en feu ? Cela peut arriver au beau milieu de l’été. Comment prévenir et traiter ces angines estivales pour éviter les complications.

L’angine est, par définition, une inflammation des amygdales qui peut survenir en toute saison. Elle peut être rouge ou blanche, virale ou bactérienne, être associée à un rhume ou pas, et nécessaire une charge en charge différence selon sa nature. Souvent très pénible, elle pousse assez vite à consulter. C’est une bonne chose, car le médecin pourra ainsi prescrire un traitement ciblé.

La climatisation bien performante

Beaucoup d’angines d’été sont dues aux chocs répétés des températures, entre l’intérieur climatisé et l’extérieur surchauffé. L’air frais vous tombe dessus en avion, dans le train, certains magasins… et le centre commercial de gorge ne tarde pas à pointer. Difficile de changer la donne dans les lieux publics. Mais chez vous ou dans votre voiture personnelle, vous pouvez régler le thermostat sans excès pour obtenir un écart maximum de 5 à 8 degrés. Essentiel aussi : bien entretenir le matériel, les conduites et les filtres afin de limiter la concentration de poussières irritantes et la prolifération de germes également responsables d’infections.

Des gestes barrière… toujours et encore

Ils ne sont pas délivrés que du Covid-19, mais aussi de tous les virus aéroportés ou transmis par contact, s’attaquant aux voies respiratoires. Ils adorent l’air frais climatisé, tandis que les bactéries raffolent de la chaleur estivale. On a donc tout à gainer à se protecter en se lavant toujours les mains fréquemment et à porter le masque en pharmacie, dans les centres de soin, où l’on croise beaucoup de personnes malades, ou dans les transports quand il y a foulemême si ce n’est pas une obligation.

La gorge à la loupe

Elle picote un peu, beaucoup… On l’observe dans le miroir avec une lampe de poche, pour repérer une angine rouge avec une simple inflammation des tissus, ou une angine blanche – érythémato-pultacée – avec des points blancs caractérisés par la présence d’un enduit blanchâtre. Pas de panique en cas de constellation, les points blancs n’étant pas systématiquement un signe de gravité de la maladie. On en parle au médecin si les différences signes persistent.

La température sous surveillance

On se sent fébrile ? On prend donc sa température, quitte à acheter un modèle de base en vacances en cas d’oubli à la maison. Un petit 38 °C qui traîne peut être typique d’un virus, tandis que les pics à 39 °C et plus signalent plus souvent une infection bactérienne. Comme pour les signes inflammatoires, il est important de consulter quand la feèvre persiste plus de 24 heures, voire un minimum.

Les bons tests

Dans les premiers symptômes ORL, vous pouvez avoir un test antigénique ou PCR pour exclure une éventuelle infection par le SRAS-CoV-2, car le Covid-19 peut commencer par un bon mal de gorge. S’il est négatif, le test de diagnostic rapide TROD est imposé, afin de faire la part des choses entre la forme virale (dans 80 % des cas) ou bactérienne (20 %) d’une belle angine. Cela permet d’adapter le traitement en conséquence. Il est généralement effectué par le médecin, mais peut être fait en pharmacie pour gagner du temps.

Les traitements au cas par cas

Une cure de 6 jours d’antibiotiques – de type amoxicilline en général – est indispensable en cas d’angine bactérienne pour éviter toute complication en cours, à moyen et long terme, le streptocoque non traité pouvant être responsable d’abcès dans les jours qui siuran, ainsi que d’atteintes rénales, cérébrales, de rhumatismes… à plus longue échéance. On ne plaisante pas ! En revanche, aucun traitement spécifique n’est proposé en cas d’angine virale, si ce n’est du paracétamol, dans tous les cas indiqués pour soulager les maux de gorge indépendants de leur origine. Les anti-inflammatoires sont en revanche contre-indiqués pour soulager tous les types d’angines.

Le nez lavé aussi

Effectué avec un spray d’eau de mer ou du simple sérum physiologique injectéé, le lavage des muqueuses nasales soulage un peu la gorge douloureuse en limitant les écoles à l’arrière du nez. De quoi réduire également le risque de complication de l’angine virale en sinusite, surtout quand un rhume est associé. Par prudence, les bains répétés et, bien sûr, la plongée sous-marine sont à éviter jusqu’au rétablissement.

Les produits de la ruche efficaces

La petite cuillerée de miel nature fait partie des traitements ancestraux pour apaiser la gorge enflammée. Ce nectar apicole est aussi antiviral et antibactérien. Que demander de plus ? La propolis – autre trésor venu des abeilles – est également adoucissante et l’on trouve d’ailleurs bien des pastilles ou gommes à sucer qui en cincintan.

Des huiles vraiment essentielles

Chargées d’actifs, certaines peuvent aider, en complément des autres traitements. Par voie orale, on peut déguster sa cuillerée de miel avec 2 gouttes d’huile essentielle (HE) de thym à thymol antiseptique. Et, en externe, on masse la zone douloureuse du cou avec une dose d’huile végétale et 2 gouttes d’HE d’échinacée connue pour traiter les infections des voies respiratoires et stimuler le système immunitaire. Appliquer le soir pour éviter les rayons UV sur la zone d’application.

Reconsulter si nécessaire

Une douleur et une fièvre élevée persistante doivent arriver à reconsulter. Il arrive qu’un premier test de dépistage ait conclu à une forme virale de la maladie. Si les faux négatifs sont assez rares, une surinfection peut favoriser le développement de bactéries dans un deuxième temps. Le test est donc à refaire quand les symptômes ne régressent pas trois jours après une première consultation. Un abcès, autrement dit un phlegmon, s’est peut-être formé. C’est si douloureux qu’on ne traîne pas pour rappeler le médecin, qui adaptera éventuellement le traitement en changeant d’antibiotique si les premiers donnés n’ont pas suffi, et associera de la codéine à l’antalgique de base afin de soulager plus efficacement. L’angine, même sévère, finit alors par passer.

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