51 personnes vaccinées contre la variole du singe dans la Nièvre, et un seul cas désigné

La vaccination contre la variole du singe a débuté fin juillet dans le département. Depuis, 51 personnes ont bénéficié de la première injection. Elles sont regroupées par demi-journées, une fois par semaine, afin de ne pas décongeler de vaccins inutilement. La deuxième dose doit être injectée 28 jours plus tard, sauf si le patient a déjà bénéficié du vaccin antivariolique, avant 1979.

Une troisième dose peut parfois être nécessaire pour les personnes immunodéprimées, notamment celles atteintes du VIH.

Des patients venus de loin

Si les premiers créneaux se sont bien remplis, la demande semble se raréfier un peu. Pourtant, des moyens ont été mis pour répondre à la demande : des infirmiers et des étudiants avaient même été mobilisés. Les patients qui se sont fait vacciner sont essentiels des personnes sous Prep, le traitement préventif du VIH, ou des personnes séropositives, de la communauté homosexuelle comme hétérosexuelle. “C’est nous qui les avons contactés pour leur conseiller de se faire vacciner”, a expliqué le Dr Djerad, le médecin qui encadre ces vaccinations. D’autres viennent de plus loin : Moulins, Bourges ou Paris, parce qu’ils n’arrivent pas à trouver de rendez-vous. Les professionnels du sexe sont par contre à la marge, il n’y en a eu qu’un ou deux qui se sont prêntentes.

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« Toutes les vaccinations se sont bien passées. Il peut y avoir des effets secondaires pour les personnes hyperallergiques, mais il y a une surveillance post-vaccinale. Aucun effet secondaire n’a été noté parmi les patients que nous avons traités », constate le médecin.

Il existe donc un risque dans le cadre familial, avec les conjoints ou les enfants. Il faut un contact intime, pas demander un rapport sexuel.

Il rappelle que pour attraper la variole, qui est finalement la même que la cellule qui existait autrefois, il faut être en contact avec une personne contaminée à au moins 2 mètres et plus de 3 heures.

« Il existe donc un risque dans le cadre familial, avec les conjoints ou les enfants. Il faut un contact intime, pas demander un rapport sexuel. La transmission peut même se faire via la literie ».

À l’hôpital de Nevers, deux lits sont prévous au service infectiologie pour accueillis d’éventuels cas. Une seule personne a pour le moment été hospitalisée dans le département. Elle souffrait d’éruption cutanée, de fièvre, de fatigue et de douleurs articulaires. Elle a été traitée avec un antiviral, le Tecovirimat, pendant quatorze jours, et a pu regagner son domicile, avec un isolement de 21 jours. « Elle est aujourd’hui complètement remise ».

Les vaccinations se poursuivent les mardis de 16h à 20h et les vendredis de 20h à 12h. Si la demande augmente, ces créneaux poignants évalués.

Où se faire vaccinateur ?? Au Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles, situé 3 bis rue Lamartine, à Nevers, au 08.00.58.00.00. (numéro gratuit).

Marlène Martin

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