Dans “Agrotopia”, Olivier May imagine une catastrophe alimentaire liée à l’OGM – rts.ch

Le nouveau roman de l’auteur genevois oppose les membres d’une communauté écologiste radicale à une multinationale à but lucratif. Sans trop y participer, Olivier May interroge lecteurs et lectrices à travers son héroïne, Solène, dans “Agrotopia”.

Suite au décès de son oncle Serge, Solène, jeune agronome, rejoint sa mère à Agrotopia, une communauté écologique des Alpes Palares. Puis une catastrophe alimentaire mondiale frappe : des germes incontrôlables dans les semences OGM poussent les dirigeants communautaires à fermer la vallée. Les autorités et les multinationales responsables de la catastrophe se lancent dans une course contre la montre, une lutte pour casser leur précieuse banque de semences traditionnelle. La communauté pourra-t-elle assurer sa survie tout en subvenant aux besoins de l’humanité ?

Telle est l’histoire du nouveau roman de l’auteur genevois Olivier May. Touchant à tout, elle publie des romans historiques et des biographies pour enfants sur des célébrités telles que Roger Federer, Madame de Staël ou Guillaume Tell. Il est également archéologue, enseignant et doyen au cycle d’orientation, ainsi qu’auteur de romance fantastique et de science-fiction dystopique.

La dystopie ou le futur procheLa couverture du livre La couverture du livre “Agrotopia” d’Olivier May. [Okama]

L’idée du roman “Agrotopia” est née après des discussions entre l’auteur et sa nièce Solène, agronome : “C’était un moment où je me suis intéressé aux OGM. Non, et nous en avons. J’ai l’impression que nous vont bientôt affronter les OGM. Bien sûr, je ne veux pas que le scénario de mon livre se réalise”, a déclaré Olivier May à la RTS.

Même si le roman est dystopique, il parle de manière réaliste de plus de problèmes que jamais aujourd’hui : l’écologie, les multinationales, les OGM et les pesticides. “Je vais vous dire ce que cela aurait pu faire avec les éléments actuels. Je parle d’une des évolutions possibles de ces problèmes dans quelques décennies. C’est ce que j’appelle de la fiction spéculative.”

Un roman qui interroge ses lecteurs

Le roman oppose résolument les membres de la communauté Agrotopia, adeptes de l’écologie pure et dure, pensant que le seul moyen de sauver l’humanité est de se débarrasser des OGM et de l’agriculture intensive, à une multinationale à la recherche du profit. “D’un côté, il y a l’agriculture traditionnelle, qui est vendue au public comme le seul moyen de garantir la nutrition à toute l’humanité, et de l’autre, diverses alternatives apparaissent, mais toutes semblent être même réservées à la classe moyenne supérieure. ou les bobos.”

L’auteur est disposé à montrer ces objections et à poser des questions, sans trop de confusion. Loin de se prétendre militant, Olivier May est plutôt chercheur : « Tant que je trouve une solution, je cherche les effets pervers. Trouve-t-il ce scepticisme dans sa manière de travailler ? “J’ai un plan de base, mais en général je m’en sors rapidement, surtout pour l’automne. Ces nouvelles idées se concrétisent et mesurent la formation du caractère et la responsabilité.”

Le roman commence en mai et se termine deux ans plus tard, en septembre. L’histoire se déroule au présent, au rythme de la nature, saison après saison. “C’est comme s’il y avait un cycle. Au début de l’histoire, le héros est confronté à un drame impliquant du glyphosate et de nombreuses questions. J’espère que le cycle se terminera également par de grandes questions.”

Citations recueillies par Rafael Wolf

Adaptation web : Myriam Semaani

Olivier May, “Agrotopia” Éditions Okamapour commencer le 11 mai 2022.

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