Disparition de Marion Wagon à Agen : son père échappe au silence à la télévision

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Un reportage inédit sur la disparition de la petite Marion sera diffusé le 24 mai, à 21h05, dans le cadre de l’émission “Enquêtes criminelles” sur W9. Son père, discret depuis un moment, rompt le silence.

Les traits tirés, Michel Wagon apparaît au volant d’une voiture. Elle circule dans ce secteur du boulevard de la Liberté, à Agen. Non loin de l’école de Sembel, où sa fille est décédée le 14 novembre 1996, le deuxième jour. “Chaque fois que je viens ici, c’est un ravitaillement”, raconte le père de la petite Marion.
Personne « ne m’interdit de parler, de chercher la vérité ». Michel Wagon, plutôt discret depuis quelque temps, sort du silence et apparaît, en exclusivité, dans un reportage inédit consacré à la disparition de sa fille. Ce format long d’une cinquantaine de minutes sera diffusé le mardi 24 mai, à 21h05, sur W9 (une chaîne du groupe M6) dans le cadre de l’émission “Enquêtes criminelles” présentée par Nathalie Renoux.

  Le tournage de l'épisode d'Enquêtes criminelles

Le tournage de l’épisode d’Enquêtes criminelles
Photos W9

Le commandant comprend “la gravité de la situation”

A la veille de la journée mondiale des enfants disparus, cette émission de faits divers résonnera longuement sur cette disparition qui a secoué la France entière. Le premier dans l’hexagone qui n’avait jamais été aussi relayé. Une manière “d’explorer des pistes qui ont été délaissées et qui pourraient faire exploser l’enquête”.

On peut entendre un père de famille qui parle “de ses fesses, toutes blondes aux yeux bleus”. Il revient sur cette journée “où leurs vies ont été jetées dans la terreur.” “Dès le début, j’ai cru à un accident, nous étions dans un désarroi total”, raconte Michel Wagon, plus de 25 ans après la disparition de Marion.
Autre personnage clé de ce dossier, le commandant Roland Courdesses, intervient également dans ce rapport. “Quand on a 25 ans, on comprend vite la gravité de la situation”, explique-t-il, citant la vie de parents “qui ont été arrêtés” aujourd’hui.

  Commandant Roland Courdesses

Commandant Roland Courdesses
Photos W9

En quelques minutes, le reportage de ce numéro d'”Enquêtes criminelles” retrace le parcours de la jeune fille entre son école et son domicile. Retour sur les moments clés où sa disparition s’est très certainement jouée en quelques minutes, voire quelques secondes après que Marion soit arrivée en retard ce jour-là à l’école pour “voir son ancienne maîtresse et jouer un peu”.
Vous pouvez également voir d’anciens camarades de classe de Marion Wagon “se souvenir de ce jour terrible” qu’ils “n’oublieront jamais”.
En cinquante minutes, les nombreuses pistes suivies par cette enquête ont été explorées. Sans oublier les “couacs” (lire notre article ci-dessous) qui ont survécu dès les premières heures de cette disparition. “Où chaque minute est précieuse”.

Analyses ADN

Tout au long de ces mois et années, les traces des prédateurs sexuels seront exploitées. Sans résultat. Comme celui qui a dévoilé il y a quelques mois de nouveaux tests ADN à comparer avec des traces retrouvées dans les affaires de Michel Fourniret. Ils n’ont rien donné.
Et les larmes de Michel Wagon, à la fin de ce reportage réalisé par Cyrielle Adam, font froid dans le dos. Le deuil de toute une famille qui “n’a jamais pu accepter”

Reportage réalisé par Cyrielle Adam et diffusé dans l’émission “Enquêtes criminelles”, présentée par Nathalie Renoux, le mardi 24 mai à 21h05 sur W9.

De nombreux “couacs” tout au long de cette enquête

La petite fille est en prison depuis quelques heures depuis que le premier “coq” a survécu à cette enquête. Le commandant Roland Courdesses raconte les difficultés qu’il a eues « pour trouver un chien ». « Un propriétaire de chien était en vacances. J’étais à Villeneuve, il voulait qu’il y ait des revendications officielles. Ce n’était pas le moment de perdre du temps avec de la paperasse », note le policier. Le chien est arrivé environ cinq heures après l’alerte concernant la disparition. “Il n’est pas trop tard pour flairer une piste”, précise le commandant. Cela se traduirait par l’interpellation d’un peintre dans un immeuble rapidement mis hors de cause avec un solide alibi.

Des “erreurs” mènent l’enquête

La première piste est mentionnée. Ce n’est pas la seule erreur de parcourir tout le parcours de cette enquête minutieuse qui, pendant des mois voire des années, explorera tous les témoignages ou alertes reçus. Le signalement revient également lors de la conférence de presse du parquet, au lendemain de la disparition. Il évoque une éventuelle « dispute entre l’enfant et sa famille ou ses amis ». “C’est une terrible erreur” pour le père de famille, lui qui a aussi perdu un temps précieux. D’autres pistes ont également été abandonnées “trop ​​tôt”, selon d’autres participants. Mais plus de 25 ans après la disparition, pour Roland Courdesses, “il ne faut pas laisser mourir Marion sans explication”. La diffusion de ce long métrage lui permettra-t-elle d’apporter des preuves et de diriger une enquête toujours ouverte ?

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