EEG (cerveau) : indications, résultats, normal, anormal

L’électro-encéphalogramme (EEG) est un examen qui mesure et enregistre l’activité électrique cérébrale. Présentation avec le Dr Marc Rey, neurologue spécialiste du sommeil, président de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV).

Définition : c’est quoi un EEG ?

L’EEG ou électro-encéphalogramme est un examen qui permet l’enregistrement de l’activité cérébrale. Celle-ci est retranscrite sous forme de traces à partir d’électrodes placées sur le cuir chevelu. L’EEG est absolument sans douleur. L’électro-encéphalogramme est essentiellement pratiqué en cas de suspicion d’épilepsie, de problèmes de sommeild’un certain nombre de maladies neurologiques. Deux plaques EEG à 4 heures d’intervalle signent la mort encéphalique, en l’absence dehypothermie ou de drogues sédatives.

Quelles sont les indications d’un EEG ?

Les principales indications de l’EEG sont :

  • Le diagnostic et le suivi de l’épilepsie
  • Les problèmes de sommeil
  • Le bilan de malaise répété
  • Toutes les formes de souffrance cérébrale (états confusionnels, comavisées infectieuses…) induisant un dysfonctionnement de l’activité électrique du cerveau.

Le sujet est installé au calme, sur un fauteuil. 21 électrodes sont placées sur le cuir chevelu, nettoyées à l’aide d’une pâte conductrice, et maintenues à l’aide d’un casque. Ils sont reliés à un moniteur et une imprimante. L’activité cérébrale est retranscrite sous forme de tracés. Ces tracés sont analysés par un neurologue qui peut déterminer si elles réveillent une anomalie neurologique. Il peut être réalisé pendant le sommeil ou dans le cadre d’une activité, selon la pathologie recherchée. “L’enregistrement dure une vingtaine de minutes au cours associé des manœuvres d’activation vont être effectuées pour faire varier l’activité électrique énergétique. Il va notamment être demandé au patient de faire une hyperpnée, c’est-à-dire de respirer très fort pendant trois minutes pour observer l’incidence que cela a sur l’activité électrique cérébrale. Il est également proposé une stimulation lumineuse intermittente qui va délivrer des flashs lumineux de fréquence variable. Dans le cadre du diagnostic d’épilepsie, un enregistrement plus long sur le jour et la nuit peut être nécessaire. Dans ce cas, les électrodes seront connectées à un boîtier que l’on transporte avec soi», précise le Dr Marc Rey. Sinon, l’EEG est une technique d’enregistrement variée en fonction de ce que l’on recherche : mesure le dormirenregistrer une crise d’épilepsie et déterminer si l’activité électrique cérébrale est normale ou anormale.

Pas de préparation spécifique n’est nécessaire pour l’EEG. Parfois, il est demandé au patient dont on va explorer le sommeil comme activateur d’épilepsie de se mettre en privation de sommeil, c’est-à-dire de se coucher tard et de se lever tôt“, indique le spécialiste du neurologue du sommeil.

L’EEG est de moins en moins pratiqué depuis qu’il y a le scanner et l’IRM

“Il est très compliqué d’interpréter un EEG. C’est le travail du neurologue que de lire les tracés encéphalographiques. L’EEG est de moins en moins pratiqué depuis qu’il ya le scanner et l’IRM“, informe le spécialiste.

C’est quoi un EEG normal ou anormal ?

“La normalité de l’EEG dépend de la situation clinique : âge, état de vigilance, l’activité du sujet (par exemple les modifications de l’EEG induite par l’hyperpnée peuvent être normales ou anormales selon l’âge des sujets), les traitement pris, c’est ce qui fait la difficulté d’analyse de l’EEG qui nécessite une longue formation“, indique le spécialiste du neurologue du sommeil.

Quel est le prix d’un EEG et est-ce remboursé ?

Le prix d’un EEG varie entre 130 et 150€. L’examen est remboursé par la sécurité sociale et peut être pris en charge par une mutuelle complémentaire.

Merci au Dr Marc Rey, neurologue spécialiste du sommeil, président de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV)

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