FONI 2022 : suivez la conférence en ligne

FONI 2022 reporté… La nouvelle date !

Au TOGO, le rendez-vous annuel du Forum International sur l’Intermédiation Numérique et l’Innovation du 05 au 06 mai à l’hôtel le 2 février… Opportunités, enjeux et contenu de l’édition 2022
Organisé par Afrik Créances, le FONI, véritable plateforme de rencontre et de partage, vise à faire évoluer l’impact des activités d’intermédiation bancaire/financière et de fourniture de services technologiques et de paiements dans la dynamique d’inclusion financière et de financement du secteur privé régional. Ce Forum annuel vise à jeter les bases d’une réflexion approfondie sur les principaux enjeux de l’industrie bancaire et financière. L’événement s’articulera autour d’une conférence inaugurale, de présentations et d’expositions via des stands sur les produits, solutions et innovations, ainsi que de conférences de haut niveau sur les enjeux actuels dans le domaine de la banque, de la finance, de l’intermédiation, des marchés de capitaux, des assurances, des télécommunications, FONI vous offre une plateforme unique pour rencontrer les acteurs des industries bancaires, financières, des assurances, des télécommunications, des technologies, du numérique, des paiements ainsi que les régulateurs et administrations des secteurs public et privé…

La structure de l’intermédiation bancaire et financière a beaucoup évolué ces dernières années, pour s’adapter aux transformations ultérieures de la déréglementation et de la libéralisation de l’industrie.
La crise financière, notamment celle de 2008, marque un renforcement ex post de la régulation financière internationale, plus contre-productive et conduisant au développement d’une activité de « shadow bank » ou de « banques parallèles ».
En effet, face à des contraintes prudentielles croissantes, la banque n’apparaîtra plus comme l’interlocuteur privilégié dans la mobilisation de l’épargne et du financement du secteur privé.
Cette évolution qualitative de l’intermédiation, conduit à une érosion des monopoles bancaires et des marchés financiers dans la mobilisation des ressources ou de l’épargne et du financement du secteur privé au profit d’une diversification des produits et services bancaires et financiers, parfois même sous l’influence des banques.
Elle est le résultat de nouvelles formes d’intermédiation, avec l’émergence de nouveaux acteurs, notamment non bancaires, dont le modèle organisationnel et opérationnel, différent de celui des banques, transforme le schéma classique de l’intermédiation bancaire et financière.
Ces nouveaux entrants soutiennent considérablement les nouvelles technologies pour proposer des solutions alternatives qui permettent aux secteurs bancaires classiques de mieux gérer leurs expositions notamment aux risques de crédit et de se diversifier notamment en profitant de l’externalisation de ces structures dédiées aux marchés financiers, y compris le titrage.
Le modèle économique de ces nouveaux entrants, fondamentalement ancré dans la technologie, l’internet et la téléphonie mobile, a permis une diversification des canaux d’approvisionnement et de distribution des produits et services bancaires et financiers ainsi que des sources de financement et d’investissement, à travers le financement participatif plates-formes, l’émission d’activités numériques, la crypto-monnaie est devenue une réalité sous le contrôle de certaines juridictions sur lesquelles un embryon de législation a été adopté pour favoriser également ce mode de financement des start-up.
Ces évolutions du secteur sont observées de près par les régulateurs bancaires et le marché financier régional qui, à travers plusieurs initiatives, engagent dans des réflexions prospectives, la plupart des acteurs concernés, notamment les Organismes, les Administrations Publiques, les Banques, les Sociétés d’Intermédiation de Gestion (SGI), les Institutions de Microfinance , Assurances, Télécommunications, Prestataires de services, Fintech, etc.
Parallèlement, la pandémie de COVID-19 a également permis de donner un nouvel élan à la personnalisation de la relation client avec le développement grandissant de la « banque en ligne » et de la « bourse en ligne », ainsi que des transactions à distance.
Il convient de noter qu’au sein de l’UMOA, le champ réglementaire bancaire s’est de plus en plus ancré avec l’adoption de nouvelles directives et instructions par la Banque Centrale. (Instruction n°008-05-2015 relative à l’émission de monnaie électronique, Instruction n°15-12/2010/RB du 13 décembre 2010 fixant les conditions d’exercice des activités d’intermédiation en opérations bancaires dans l’espace UMOA, etc.) .
En termes d’évolutions, le Règlement Général du Marché Financier Régional sous l’égide du Conseil Régional des Revenus Publics et des Marchés Financiers (CREPMF), qui propose des outils de mobilisation de l’épargne pour le financement du secteur privé, ouvre désormais une porte d’entrée aux banques qui pourraient employer des métiers, était réservée aux professionnels des marchés financiers.
Sous l’effet de la montée des contraintes prudentielles ainsi que de la pénétration des nouvelles technologies, la philosophie et la physionomie de l’intermédiation financière soulèvent une question fondamentale :
« Le secteur bancaire des pays membres de l’UEMOA, notamment en Afrique, est suffisamment robuste pour embrasser les mutations structurelles en cours et absorber l’impact qualitatif du numérique dans la diversification des canaux d’approvisionnement des biens et des financiers ? »
Acteur incontournable, la Fintech doit questionner les modèles structurels, organisationnels et fonctionnels des nouveaux acteurs et placer leur avantage concurrentiel par rapport aux banques et aux acteurs des marchés financiers.
La protection des consommateurs de produits et services financiers est également un enjeu crucial pour instaurer la confiance des investisseurs et des consommateurs.
Globalement, il faut retarder l’adaptation de notre environnement réglementaire à ces mutations des schémas traditionnels d’intermédiation avec le développement de la blockchain, des crypto-monnaies, de l’intelligence artificielle, du Big Data, etc.
Dès lors, il s’agit de retracer l’évolution de l’intermédiation bancaire et financière dans les pays membres de l’UMOA et de modifier son impact sur la dynamique de l’inclusion financière ainsi que sa réelle valeur ajoutée dans le financement du secteur privé régional.
Les échanges pourraient avoir lieu sur :

  • comment rendre effectif le dispositif de protection et de garanties reconnu pour les consommateurs de produits bancaires et financiers dans l’espace UEMOA ?
  • quel mécanisme est en place pour assurer le paiement des investisseurs en cas de retard dans le remboursement du prêt et/ou en cas de pertes ?
  • l’apport des technologies et des innovations dans la dynamique des services bancaires et financiers ?
  • l’impact de l’intermédiation sur la distribution des produits et services bancaires et financiers ainsi que sur la croissance économique ?

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