Gazoduc Nigeria-Maroc : la Mauritanie et le Sénégal engagés dans le projet | Sur l’écran

Plusieurs États africains donnent un nouvel élan au dossier du projet de gazoduc offshore qui prévoit de relier le Nigeria au Maroc par 7000 km de gazoducs traversant plus d’une douzaine de pays.

Dans un communiqué, La Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC)qui gère les ressources gazières du pays, a annoncé la signature prochaine d’une série de mémorandums avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (ECODEAO), la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH), la Société pétrolière du Sénégal (PETROSEN) et l’Office national des hydrocarbures et des mines du Maroc (ONHYM).

Selon la communication de la NNPC, la signature de ces accords aura lieu à Rabat demain 15 septembre, en présence des représentants de chaque pays. L’annonce a été faite après une rencontre à Abuja entre le président de la NNPC, Mele Kyari, et le président de la Commission de la CEDEAO, le Gambien Omar Touray.

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PHOTO/REUTERS – La directrice générale marocaine de l’Office national des hydrocarbures et des mines, Amina Benkhadra, a signé les documents d’accord de coopération pour le projet de gazoduc Nigeria-Maroc avec l’ancien directeur de la NNPC en 2017

Le communiqué publié par l’entité nigériane rappelle l’engagement du gouvernement fédéral du Nigeria et de la CEDEAO à voir prospérer le projet de gazoduc Atlantique, qui vise à transporter 3 milliards de pieds cubes de gaz par jour.

La signature des entreprises sénégalaises et mauritaniennes confirmer le soutien des deux pays au projet de distribution d’énergie le plus ambitieux du continent. Les analystes et promoteurs du projet attendent de voir que les pays traversés par le gazoduc atlantique bénéficient directement et indirectement de cette infrastructure, qui fournira de l’énergie à 340 millions de personnes.

On estime que Ce projet gigantesque nécessitera un financement de 25 milliards de dollars et environ 25 ans de travaux pour être opérationelle. Deux sociétés d’ingénierie énergétique ont été sélectionnées début 2022 pour réaliser les plans de conception et de financement : IFL Group et DORIS Engineering.

Le projet, qui a commencé à prendre forme en 2016, est encore à un stade très précoce où les accords entre les parties prenantes sont encore en cours de finalisation, mais le Nigeria et le Maroc déplacent leurs jetons dans la diplomatie africaine pour voir le projet atlantique prospérer face à d’autres initiatives telles que le pipeline transsaharien piloté par l’Algérie à travers le Niger.

La directrice générale de l’ONHYM Maroc, Amina Benkhadra, s’est rendu à Dakar, capitale du Sénégal, la semaine dernière, pour participer à une série de contacts avec ses homologues et prendre la parole lors d’un symposium sur le gazoduc. Dans son allocution, Benkhadra a déclaré que la mise en place de cette infrastructure permettrait la création d’un “marché régional de l’électricité compétitif, l’exploitation de l’énergie propre et la contribution au développement industriel et économique de tous les pays qu’elle traverse”.

Le Nigeria dispose déjà d’un réseau de pipelines offshore dépendant de son littoral aux centrales électriques voisines du Bénin, du Togo et du Ghana. Le projet prévoit de soutenir les infrastructures existantes pour atteindre la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau, la Gambie, le Sénégal, la Mauritanie et enfin le Maroc à Tanger.

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