La pandémie de Covid avait fait entre 13 et 17 millions de morts fin 2021, selon l’OMS

La pandémie de Covid avait fait entre 13 et 17 millions de morts fin 2021, selon l’OMS

La pandémie de Covid-19 a été responsable de la mort de 13 à 17 millions de personnes fin 2021, bien plus que le nombre de décès officiellement comptabilisés dans le monde, selon une nouvelle estimation du WOM, qui fait déjà suite à la polémique.

Ces chiffres très attendus donnent une idée plus réaliste des effets dévastateurs de la pire pandémie depuis un siècle qui, selon ces données, a déjà tué 1 personne sur 500 et continue de faire des milliers de morts chaque semaine.

“Le chiffre total directement ou indirectement associé à la pandémie de Covid-19 entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021 est d’environ 14,9 millions de morts (une fourchette de 13,3 à 16,6 millions)”, a révélé jeudi l’organisme.

Depuis le début de la pandémie, les chiffres officiels des pays membres compilés par l’OMS ont atteint un total de 5,4 millions de décès sur la même période, mais l’OMS a longtemps averti que cette statistique sous-estimait la réalité.

L’OCM a déclaré que la majorité des décès excédentaires (84%) étaient concentrés en Asie du Sud-Est, qui dans le seuil régional de l’OCM comprend l’Inde, en Europe (qui comprend la Russie et d’autres pays de l’ex-URSS) et dans les Amériques.

Une dizaine de pays ne représenteraient que 68% du taux de mortalité total, ce qui est de l’ordre de la baisse Brésil, Egypte, Inde -ce qui contredit fortement les chiffres de la MGS bien supérieurs à ses chiffres officiels-, Indonésie, Mexique, Pérou, Russie, Sud Afrique, Turquie et États-Unis.

– Comptes –

“Ces données, qui reflètent, mettent en évidence non seulement l’impact de la pandémie, mais aussi la nécessité pour tous les pays d’investir dans des systèmes de santé plus résilients capables de soutenir les services de santé, essentiels pendant les crises, et comprenant des systèmes d’information sanitaire plus solides”, a déclaré Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

De fait, les chiffres publiés jeudi par l’OMS souffrent de trous dans les statistiques, la collecte de données étant parfois totalement inexistante pour certains pays. Les fourches de données vont parfois du simple au double.

L’Organisation estime que 6 décès sur 10 ne sont pas enregistrés au niveau mondial.

La survie est calculée en faisant la différence entre le nombre de décès réels et le nombre de décès estimé en l’absence de pandémie, sur la base des statistiques existantes.

La mortalité comprend aussi les décès causés directement par la maladie que ceux qui l’ont eu indirectement.

Les causes indirectes peuvent être principalement dues à des structures de santé surchargées et contraintes telles que le retard des interventions chirurgicales ou des séances de chimiothérapie pour les patients atteints de cancer.

Parfois, les embouteillages évitaient aussi des morts comme les accidents de la circulation.

– Comprendre –

“La mesure de la mortalité est une composante essentielle pour comprendre l’impact de la pandémie”, a expliqué Samira Asma, en charge du dossier OMS.

Des informations plus fiables permettent aux décideurs de mieux préparer le terrain pour limiter l’impact des crises futures.

“Ces nouvelles estimations sont basées sur les meilleures données disponibles produites avec une méthodologie solide et une approche totalement transparente”, a-t-elle assuré.

C’est cette méthodologie qui interpelle l’Inde pour qui le Covid a causé 525 000 morts au total. Les chiffres publiés par l’OMS jeudi sont 9 fois supérieurs à environ 4,7 millions. En avril, le gouvernement indien avait critiqué “une approche indépendante et des modèles qui pourraient fonctionner pour des pays plus petits comme la Tunisie mais qui ne sont pas applicables à l’Inde et sa population de 1,3 milliard d’habitants”.

Le sujet est extrêmement sensible en raison des répercussions politiques, ces chiffres étant des indicateurs de la qualité de la gestion de crise par les autorités.

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