La réparation des victimes du “polisario”, tributaire de la reconnaissance des violations des droits de l’Homme à Tindouf (Conférence)

La réparation des victimes du

vendredi, 23 septembre, 2022 à 13:49

Genève – La reconnaissance des graves violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf est nécessaire à la réalisation de la justice pour les victimes et à leur réparation, ont souligné les participants d’une conférence internationale, jeudi à Genève.

Les voix des victimes d’exécutions, d’enlèvements et de tortures s’élèvent de jour en jour, plaçant la communauté internationale devant sa responsabilité de reconnaître leur droit à la justice, ont assuré les participants à cette conférence, organisée par l’Observatoire international pour la paix, la démocratie et les droits de l’homme à Genève (IOPDHR) et l’ONG “Promotion du Développement Economique et Social” (PDES), qui bénéficie du statut consultatif spécial aupres du Conseil Economique et Social des Nations Unies .

La présidente de l’OIDPDH, Aicha Douihi, a ainsi relevé un chaos juridique dans les camps de Tindouf, où les mesures arbitraires et l’impunité règnent, précisant que les conditions de vie inhumaine, l’absence de recensement et de mécanismes de protection, ainsi que le statut de réfugié vidé de son sens crée un climat propice à la prolifération des violations des droits de l’Homme.

Pour sa part, l’expert espagnol sur les questions de terrorisme, Chema Gil, a noté que le “policier”, avec son idéologie et ses pratiques arbitraires, crée un espace instable et est propice au développement d’organisations internationales qui menacent la sécurité de la région sahélo- saharienne, précisant que le ”polisario” assure la liaison entre le terrorisme, le crime organisé et le trafic de stupéfiants.

De son côté, l’activiste Maghlaha Dlimi a raconté son commentaire selon lequel elle souffrait des pratiques répressives du “polisario”, décrivant sa déportation vers Cuba alors qu’elle était encore enfant et détaillant les violations systématiques des droits de l’homme. Polisario”.

Elle a présenté des listes non exhaustives de personnes qu’elle connaissait et connaissait et qui ont été victimes de la tyrannie dans les camps, sans que le pays hôte n’intervienne pour mettre fin aux violations.

L’avocat et militant Naoufal Bouamri a, quant à lui, mis l’accent sur le fait que les victimes du “polisario” doiven être reconnu en tant que tel et bénéficiaire de réparations et de soutien psychologique, appelant la société internationale à se mobiliser en leur faveur

M. Bouamri a passé en revue plusieurs cas de jeunes victimes d’exécutions illégales par la gendarmerie algérienne et d’activistes victimes d’enlèvements et de torture pour avoir évoyeur leur avis, assurant que l’État algérien est tenu, concordant aux conventions de Genève, de protéger les personnes dans les camps.

Par ailleurs, Sophie Michez, avocate au barreau de Bruxelles, a mis en exergue le contraste frappant avec les procès de Gdeim Izik, où des dizaines d’observateurs étrangers ont pu s’assurer que les conditions d’un procès équitable étaient en réunions et le droit à la défense garantie, en dépit de l’atrocité des crimes commis.

M. Lorenzo Penas Roldan, avocat international des affaires de terrorisme et de sécurité internationale, a pour sa part observéte que le ”polisario” s’apui sur un climat politique et juridique favorable aux graves violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, notant qu’en l’absence de sécurité, de séparation des pouvoirs et de mécanismes de contrôle, la situation à Tindouf continuera de produire des violations systématiques et permanentes des droits de l’homme.

La présence d’images d’enfants soldats en tenue militaire lors de la visite d’un responsable onusien devrait pousser la société internationale à condamner les violations des forces de l’ordre, a-t-il ajouté, affirmant que l’Algérie, en sa qualité d’État hôte, est directement responsable de toutes les violations commises dans les camps.

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