Les miracles ne s’expliquent pas, ils vivent

Dix minutes après le coup de sifflet final, les 70 000 spectateurs qui ont assisté au miracle n’ont pas été épargnés par les regards emblématiques et froncés du Real Madrid sur ce qu’ils étaient venus voir et vivre. Un miracle de football, de caractère, de foi, de qualité et d’âme. C’est le Real Madrid.

Le public du Santiago Bernabeu ne risque pas d’oublier cet exploit mémorable. Après avoir concédé une défaite en match il y a une semaine à Manchester (4-3) et avoir été mené à la 90e (0-1), le Real Madrid, emmené par Rodrygo (21e) et Camavinga (19e), a inscrit un doublé à la 90e. et 91e minutes pour mener le match aux prolongations. Benzema a scellé le penalty sur penalty à la 3e minute de la prolongation.

Avec l’élimination de l’équipe de Guardiola, le Real Madrid a bouclé un cycle miraculeux de retour en Ligue des champions, pour assurer sa présence en finale face à Liverpool à Paris, où il s’était déjà imposé face à Valence (2000). Une aventure mémorable qui est née dans la dernière demi-heure volcanique contre le PSG, la 80e renaissance contre Chelsea et la bataille finale contre City, encore plus difficile.

La meilleure attaque du monde (Mbappé, Neymat et Messi), les champions d’Europe en titre (Chelsea) et le meilleur entraîneur selon les analystes (Guardiola) ont tiré leur révérence devant une équipe armée de qualité, de football, de personnalité, de caractère et de foi. . Les cinq vertus théologales résumées par Modric et représentées par le “roi d’Europe” avec 13 sacrements continentaux.

Côté football, le duel au Bernabé n’a rien à voir avec celui de Manchester. On s’attendait à avoir deux équipes ouvertes, prêtes à frapper, mais toutes les deux avaient pour priorité de ne pas commettre d’erreur en première mi-temps.

Ancelotti a placé Casemiro au centre et Valverde comme contrevenant de droite. Les Uruguayens ont couru sur toute la longueur du terrain, balayant chaque ballon perdu.

Après un premier mi tempo gris et tendre, Ancelotti a cherché l’effet Rodrygo dans les 20 dernières minutes, mais c’est d’abord l’effet Gundogan qui l’a fait ressentir. Dans une attaque organisée par les hommes de Guardiola, l’international allemand a évité la pression avant de libérer Bernardo Silva qui a attiré les défenseurs centraux du Real Madrid pour finalement lâcher le ballon sur la droite pour Mahrez qui n’a rien laissé de chance à Courtois. Manchester est à un pied et demi en finale. Un silence est tombé sur le Bernabé.

En moins d’un quart d’heure à la fin, le miracle semblait impossible. Ancelotti a joué toutes ses cartes de départ hors de la bataille avec Casemiro et Modric à l’avantage d’Eduardo Camavinga et Marco Asensio à la recherche de l’impulsion finale.

Grealish, en remplacement de Gabriel Jesus, aurait pu terminer le match avec deux occasions gratuites, mais Mendy d’abord, puis Courtois ont fait deux miracles. Et puis, juste au moment où Manchester City connaissait la qualification provisoire, l’inévitable s’est concrétisé.

Tout d’abord, Rodrygo a pris une excellente passe de Benzema, ouvrant la porte à l’extension de Madrid. Une minute plus tard, Rodrygo, “le joueur décisif du match”, remonte à la surface et déchaîne la folie d’une tête impeccable sur un centre de Carvajal pour pousser le match en prolongation. Une fois de plus, le Bernabue a brillé de mille pièces, créant le sol qui abriterait une équipe éternelle.

Pendant ce temps, le Real Madrid est en hausse, soutenu par 70 000 fans dissous. Trois minutes après le début de la prolongation, Karim Benzema, qui n’a pas encore été brillant, est venu rappeler pourquoi il est le principal prétendant au Ballon d’Or de cette année en transformant un penalty décisif pour récompenser la victoire sur les Blancs qui joueront leur 5e finale en neuf ans. Qui dit mieux ?

Avec CARTE

Leave a Comment