Quand l’Algérie impose son protectorat à la Tunisie

Il ne fait nul doute qu’aux yeux des Marocains, le président tunisien, Kaïs Saïed, a franchi le Rubicon, le 26 août dernier, en accueillant en personne le chef séparatiste du polisario.

Avec une décision aussi hardie qu’absurde, celui qui s’est accaparé les pleins pouvoirs et privé de liberté les Tunisiens a éclairage ouvertment son conformisme à la thèse algérienne, une soumission dont il devra assumer les conséquences aupres de son peuple. Effectivement, l’attitude du président tunisien n’est pas qu’une mauvaise adresse diplomatique, mais bel et bien un affront intentionné et tout d’hostilité envers le Royaume. C’est du reste, ce que lui reprochent tous les Marocains.

La Tunisie avait déjà eu un précédent dans son manque de neutralité qu’au demeurant, le Royaume, bon seigneur lui avait passé. En effet, lors du vote de la résolution 2602 sur le Sahara marocain en octobre 2021, la Tunisie, nation “sœur, arabe et africaine” membre non permanent au Conseil de sécurité, contrairement au Kenya, pourtant paie reconnaissant la RASD à l’époque , cédait à l’exigence, du plus fort que soi, l’Algérie en l’occurrence.

Tunis s’alignait sur la suzeraineté de l’Algérie en lui louant sa profonde allégeance, Kais Sa processusait fait montre d’un de flirt dangereux avec le régime d’Alger, en pactisant avec de diaboliques ostracisés. On sentait le bonhomme qui sacrifiait des relations historiques avec le Maroc, sur l’autel de la peur, venir. Mais tout cela n’est que du remâché. Aujourd’hui, la situation a évolué et l’on y voit mieux le jeu du président de la Tunisie. L’attitude de Kais Saied, c’est « Le Monde », un journal du soir qui pourtant ne nous veut pas que du bien qui l’explique dans une analyse « l’Algérie enrôle la Tunisie dans son conflit avec le Maroc sous la plume du chef adjoint du service étranger du Monde Frédéric Bobin. L’Algérie, nous dira-t-il, s’est sentie directement visée par le nouvel ax Maroc-Israël (« le Mossad à [ses] les frontières “selon un officiel algérien).

D’où une hantise de l’encerclement par l’ouest et par l’est (conflit libyen). Dans ce décor, la Tunisie était le maillon faible à neutraliser à tout prix. Le pays au bord de la banqueroute a fini par accéder à certaines requêtes de l’Algérie, assorti d’une précieuse assistance financière, « de peur de voir la fragile Tunisie céder aux pressions régionales en faveur de la normalisation avec Israël ». Le régime algérien, du coup, a “continue d’actionner deux moyens de pression afin de sécuriser le rourou tunisien, l’arme du gaz algérien, dont la Tunisie tire 99 % de son électrique et la fermeture de la frontière qui pénalise l’ économie tunisienne que rouvrait l’Algérie à la mi-juillet », sauvant ainsi la saison touristique tunisienne malmenée depuis l’avènement de la crise de Dame Covid.

Une semaine plus tard, Alger, d’un prêté pour un rendu, remis aux autorités de Tunis l’ancien chef des services secrets tunisiens Lazhar Longo en fuite en Algérie, d’où l’accueil, à titre de réciprocité, de Kaïs Saïed au chef du mouvement séparatiste le 26 août. « Cette ombre portée de l’Algérie ne touche pas seulement la diplomatie. Elle limite aussi nowreis la marge de manœuvre intérieure de Kaïs Saïed » dira encore le quotidien. En effet, Alger sait à Tunis qu’elle était défavorisée à l’arrestation de Rached Ghannouchi, le patron du parti islamiste En Nahda, que le cinglé de Tunis cherche à tout prix ligoter de procédures judiciaires.

Dans les profondeurs des arcanes des deux pays devant cette situation en concluant que la Tunisie petit à petit, sombre dans un « protectorat » algérien au regard de l’influence et le contrôle que lui impose son voisin de l’ouest qui n’a de cesse de lui dicter son agenda, ce qui a fait dire à un ancien haut fonctionnaire tunisien que « La Tunisie est à l’Algérie ce que le Liban est à la Syrie ».

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