Right tech, le nouveau mantra de la formation professionnelle

Alors qu’une nouvelle technologie s’impose sans cesse pour refonder la formation professionnelle, il est temps d’envisager une nouvelle approche pour les RH : la right tech.

Après les jeux sérieuxles pépites d’apprentissage, les podcasts, la formation collaborative, le « contenu généré par l’utilisateur », l’intelligence artificielle et le métaversechaque jour voit une nouvelle tendance devenir « inesciounto » pour la formation.

Si la crise sanitaire a doublé le déploiement des innovations numériques avec le confinement et les contraintes imposées par la formation à distance, l’adaptabilité des collaborateurs et leurs besoins de formation sont devenus une nécessité. L’entreprise apprenante s’est imposée et a métamorphosé l’approche de la formation : les collaborateurs doivent être formés tout au long de leur vie professionnelle, avec des approches pédagogiques multiples. Comme dans d’autres secteurs, le « phygital » doit prendre ses marques dans la formation professionnelle, en gardant en tête la pertinence des outils pour une formation efficace et pérenne. En effet, au quotidien, le blended learning impose le recours à de multiples outils pour engager les apprenants dans leur formation et proposer une approche pédagogique innovante et inclusive. Mais si les outils numériquesaux sont incontestablement utiles et indispensables à la formation, ce ne sont pas des gadgets, ils doivent être au service d’une tendance structurante : la right tech, une approche holistique qui part du besoin pour construire un parcours de formation efficace .

Bonne tech, de quoi parle-t-on ?

La bonne technologie est la juste réponse technologique au juste besoin de montée en compétence. C’est à la fois du bon sens, de l’adéquation au besoin et de l’inventivité. Dans une approche de la formation (ou de la réponse pédagogique quelle que soit) conçue comme un parcours balisé avec l’avant, le pendant et l’après formation, la right tech a recours à des outils qui vont jalonner chacune de ces étapes. Ces outils vont pouvoir ainsi permettre l’auto-positionnement avant la formation, de mieux gerer la formation en attente en travailant sur l’interactivé et l’implication des apprenants, ainsi qu’en facilitant l’ancrage mémoriel avec notamment des solutions de micro learning (quiz, vidéos, podcasts) après la formation.

Les solutions technologiques de la right tech doivent être tout à la fois faciles à utiliser pour les apprenants ; simples à maintenir et à faire accéléré : des solutions qui au-delà de l’effet d’annonces évoluent avec le temps pour sadapter aux nécessaires évolutions de la formation et enfin, être des solutions accessibles à tous les profils d’aprenants quel que soit leur rapport au digital ou leur âge.

Pour répondre à ces conditions, la démarche right tech implique un mix technologique entre environ 80% d’outils slow tech et 20% de technologies ultra innovantes. Elle demande aussi une appropriation des outils par l’équipe pédagogique. C’est l’antithèse des formations sur catalogue, les outils mis en place sont co-construits pour les besoins spécifiques de la formation.

En remplissant ces conditions, l’approche de la right tech permet une expérience utilisateur exceptionnelle. Les mesures des impacts post-formation sont les meilleurs arguments en faveur de cette approche.

Les trois conditions de mise en place de la right tech

Le contexte de l’entreprise apprenante et de la vision de la formation comme un parcours tout au long de la vie des collaborateurs implictent de satisfaire à trois prérequis pour mettre en place une démarche de right tech.

Tout d’abord, il faut bien sûr que tous les outils développés soient au service de l’approche pédagogique et s’intègrent dans un blended learning complet. C’est la combinaison d’éléments de formation qui forme une partition que l’on joue qui permet une pertinence réelle de la formation pour le collaborateur.

Ensuite, les équipes pédagogiques qui conçoivent la formation et les outils qui en nécessitent, doivent s’implique dans l’ed tech. Algorithmes, LMS, applications, plateformes, Mooc, serious games, objets connectés… De plus en plus de jeunes pousses françaises réinventent des outils pour apprendre et se former. La veille de ces solutions et les partages entre paires sont des conditions indispensables au choix de la technologie adaptée aux besoins de formation.

Enfin, la bonne tech suppose la prédominance du facteur humain. Pour cela, en plus du travail vielle et de détection des start-ups, il faut mettre en place dans l’équipe d’ingénierie pédagogique un référent par solution identifiée, pour lui permettre de croître et d’évoluer dans le temps. On est loin du gadget, la solution technologique trouvée doit pouvoir évaluer avec les formations. Il ne s’agit pas de faire des coups d’éclat mais de s’engager dans une démarche durable avec ces jeunes pousses. C’est aux universités professionnelles d’accompagner ces start-ups et de coconstruire avec elles des solutions définies pour les besoins propres de l’entreprise. Cette démarche permet d’éviter les formations « sur étagères », standardisées et qui ne sont souvent plus compatibles avec les obligations de l’entreprise apprenante ou au moins de savoir où mettre de la valeur ajoutée dans la réponse pédagogique.

Adopter une Right tech est aujourd’hui indispensable pour construire un parcours de formation cohérent, efficace et adapté aux évolutions de l’entreprise, aux universités d’entreprise de s’en saisir pour mettre le bon sens au service de la formation et de l ‘innovation.

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