Sediko Douka (Cedeao) : “Voici les dernières étapes qui attendent le gasoduc Nigeria-Maroc”

Signe de l’importance de peindre l’événementqui s’est déroulée jeudi 15 septembre dans un grand hôtel de Rabat, deux ministres marocains, en l’occurrence Nadia Fettah et Mohcine Jazouli, étaient présents pour applaudir la cérémonie de signature à laquelle ils ont participé Sédiko Doukacommissaire de la commission Infrastructure, énergie et digitalisation de la Cedeao, Soirée Mele Kolo Kyariprésident-directeur général de la National Nigerian Petroleum Company Limited, et Amina Benkhadradirectrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines.

“Un projet louable et viable souvre en quête d’investisseurs”

Concernant les prochaines étapes, le commissaire de la Cédéo qui est l’un des trois signataires du mémorandum a précisé que les études de pré-faisabilité et de variation viennent qui d’être réalisées, ont demune que “le projet de gazoduc [était] financierment rentable et viable économiquement ».

Selon Sédiko Douka, le gasoduc aura un impact énorme sur l’économie du continent africain et sur l’intégration régionale. La prochaine étape consistera donc à développer le volet marketing du projet, drainant un maximum d’investisseurs des secteurs public et privé pour établir des partenariats.

« Les deux gazoducs seront complémentaires »

Sur un éventuel concours de l’autre projet de zazoduc qui partira du Nigeria et traversera le Niger pour finir en Algérie, le commissaire s’est montré très sursurant. Selon lui, il n’y aura pas d’impact sur le gazoduc Maroc-Nigeria, le continent étant loin d’être saturé en infrastructures.

“Avec les énormes potentialités gazières du Nigeria, les deux gazoducs trouveront leur place et seront même complémentaires pour l’acheminement du gaz naturel dont certains pays africains ne manquent pas. Sachant que le gazoduc Nigéria-Maroc va pouvoir se raccorder à d’autres pays producteurs comme le Ghana et la Côte d’Ivoire, et bientôt le Sénégal et la Mauritanie, il y aura de la place pour ces deux infrastructures.”

“Trois ou quatre ans pour débloquer les financements nécessaires”

Très optimiste quant au délai nécessaire pour rendre opérationnel le gazoduc entre le Nigeria et le Maroc, Sediko Douka a confirmé que la phase de financement est devenue la priorité des porteurs de projet, afin que les travaux de construction puissent démarrer au plus vite.

Avec la crise énergétique mondiale, qui a montré aux Européens qu’il était de nouvelles nécessaires de diversifier leurs d’approvisionement vers d’autres providennières, les choses se sont accélérées. « Nous mobilisons les fonds nécessaires dans trois ou quatre ans », a révélé le commissaire de l’Ecodeo, précisant que les premiers coups de pioche devraient commencer en 2025-2026 au plus tard.

Cinq ans de travaux et une inauguration prévé en 2032

Quant au délai nécessaire pour achever les travaux, notre interlocuteur table sur un maximum de cinq ou six ans supplémentaires après avoir réuni les financements nécessaires, “à condition que les entreprises retenues en charge de la maîtrise d’œuvre fassent bien leur travail”.

Entre la cérémonie de signature du mémorandum qui a eu lieu ce judi 15 septembre et l’inauguration effective de ce mégaprojet, il faudra par conséquent compter un délai d’environ dix années, soit à l’horizon 2032.

Comme les prévisions du commissaire de la CEDEAO, le calendrier officiel du projet de livraison de gaz prévoit le lancement d’appels de faisabilité entre 2020 et 2022 avant que la décision finale d’investissement ne soit prise en 2023, puis le démarrage de la phase de construction qui devrait durer au moins quatre ans (2024 -2027).

Sachant qu’il y a toujours des retards dans chaque phase, 2032 semble être une date cohérente.

Quels sont les tracés marocains et africains ?

Lors d’une conférence organisée par l’Agence nationale de régulation de l’électricité (ANRE), à l’occasion du 2e MEDREG Presidents’ Workshop, Imane Mansouri (ONHYM) a révélé que le tracé marocain du gazoduc, baptisé la dorsale Atlantique, constituait la colonne tébrale de l’infrastructure à développer au Maroc.

Selon sa proposition, la dorsale atlantique, d’une longueur de 1 672 km, reliera le gazoduc GME qui part de Tanger et Larache à la région de Dakhla, point de chute et d’arrivée du gazoduc Nigéria-Maroc.

Pour le reste, le gazoduc longera la côte ouest-africaine depuis le Nigeria en passant par le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie , le Sénégal et la Mauritanie, jusqu’au Maroc. Il sera connecté au gazoduc Maghreb-Europe et au réseau gazier européen.

Cette infrastructure permettra également d’alimenter les Etats enclavés du Niger, du Burkina Faso et du Mali, et contribuera à l’amélioration du niveau de vie des populations, à l’intégration des économies de la sous-région et à l’atténuation de la désertification grâce à un approvisionement en gaz durable et fiable.

Ci-après, les images filmées de la cérémonie de signature du mémorandum.

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