VIDÉO | Dix matchs qui ont marqué la carrière de Roger Federer

Adulé aux quatre pièces de la planète, Roger Federer a écrit quelques-unes des plus belles pages de l’histoire du tennis, un sport qu’il a marque à jamais de ses vingt titres du Grand Slem, de ses coups de génie et de Fils de l’élégance.

Depuis son premier sur le circuit ATP à Gstaad en juillet 1998, jusqu’à son dernier à Wimbledon en 2021, Roger Federer a écrit quelques unes des plus belles pages de l’histoire du tennis.

Voici dix matchs qui ont fait la légende de Roger Federer.

Wimbledon-2001, 8e de finale

Federer a remporté son match unique contre Pete Sampras. L’Américain n’a plus perdu à Wimbledon depuis 1996 (31 victoires consécutives), mais à 29 ans, il est 6e mondial (néanmoins tête de série N.1) et en fin de carrière.

Le Suisse, lui, a 19 ans, est 15e mondial et s’apprête à écrire l’histoire. Il joue pour la première fois sur le Central du All England Lawn Tennis Club… et s’impose 7-6, 5-7, 6-4, 6-7, 7-5 au terme d’un match en forme de passe de pouvoir.

Rome-2006, finale

5h05 de résistance à Rafael Nadal. En 2006, Roger Federer n’a perdu que 5 matchs pour 92 victoires.

L’une de ces défaites est concédée au Masters 1000 de Rome, où le Suisse résiste plus de 5 heures à Rafael Nadal sur terre battue avant de s’incliner 6-7, 7-6, 6-4, 2-6, 7 -6, non sans s’être offert deux balles de match dans la manche décisive. Le Suisse joue encore deux finales à Rome, mais ce tournoi reste l’un des seuls trous dans son incroyable palmarès.

Roland-Garros-2006, finale

Privé de Grand-Chelem par Nadal. En cette même année 2006, l’un de ses plus grands millésimes (92 victoires pour 5 défaits, titré à l’Open d’Australie, Wimbledon et l’US Open), Federer a bien failli décrocher le Graal du tennis, le célèbre Grand Chelem seulement réussi dans l’ère Open par Rod Laver (1969). Mais le roi espagnol de la terre battue s’est montré intraitable en finale, malgré la perte sèche du premier set (1-6, 6-1, 6-4, 7-6).

Wimbledon-2008, finale

Crépusculaire. Roger Federer a joué mais perdu l’un des plus grands matchs de l’histoire, battu dans son jardin londonien par Rafael Nadal au terme d’un match d’anthologie interrompu trois fois par la pluie. Si bien que c’est dans la pénombre d’une nuit tombante que l’Espagnol a inscrit la balle de match pour s’imposer 6-4, 6-4, 6-7, 6-7, 9-7 après 4h48 de combat. Avant de céder dans la manche décisive, Federer a sauvé deux balles de match dans le tie break du quatrième set, ne faisant pas une sur un passage de revers extraterrestre.

Wimbledon-2009, finale

Légendaire. Logicamente battu lors de leurs deux précédentes finales sur le gazon londonien (2004, 2005), Andy Roddick a bien failli remporter la troisième. Mais Federer est dans son jardin, au sommet de son art, et s’impose finalement 5-7, 7-6, 7-6, 3-6, 16-14, dépassant le record de Majors de Pete Sampras avec ce 15e titre .

De l’avis généralement partagé, le match s’est joué dans le tie break du deuxième set où l’Américain s’est imposé 6-2, mais a laissé le Suisse égaliser à une manche partout. Dans l’irrespirable quinquième set, Federer a effacé deux balles de break à 8-8 et les deux joueurs on tenu chacun leur mise en jeu jusqu’à 15-14 pour Federer. Et c’est lui qui a dans la foulée réussi le seul break de la manche, synonyme de sacre (le xième de ses huit à Wimbledon), quelques semaines après son premier et unique titre sur la terre battue de Roland-Garros.

US Open-2009, finale

Federer assommé par Del Potro (3-6, 7-6, 4-6, 7-6, 6-2). Tout semble bien engagé pour le Suisse qui mène 6-3, 5-4 et sert pour se détacher 2 sets à 0 face à l’Argentin qui jue sa première finale de Major. Mais le Sud-Américain sort quelques coups aussi extraordinaires que décisifs pour égaliser puis pousser le Suisse au cinquième set. Et contre toute attente, Federer est nettement dominé dans cette manche ultime et finalement privée d’un xième titre consécutif à New York.

JO-2012 (Londres), demi-finale

4h25 pour trois sets sur gazon. Federer se présente sur le Central du All England Tennis Club tout auréolé de son septième titre à Wimbledon décroché quelques semaines aupuravant. Il est le favori du tournoi mais Juan Martin del Potro joue sa chance à fond et ne cède qu’après presque quatre heures et demi de bras de fer et 36 jeux dans la seule manche décisis (3-6, 7-6, 19- 17).

Le Suisse ne décrochera pas l’or puisqu’il est balayé en finale par Andy Murray (6-2, 6-1, 6-4).

Open d’Australie-2017, finale

Le grand retour. Six mois après avoir mis un terme à sa saison pour faire réparer un genou gauche douloureux, près de cinq ans après son dernier titre majeur, le Suisse décroche à 35 ans l’un de ses plus beaux titres au terme d’un match époustouflant contre Nadal a gagné 6-4, 3-6, 6-1, 3-6, 6-3. Ce quinquième sacre en Australie alors qu’il est retombé au 17e rond mondial, son 18e Major, relance complètement le Suisse qui remontera l’année suivante au sommet de la hérarchie mondiale et ajoutera encore deux titres du Grand Slem à son palmarès (Wimbledon 2017 et Australie 2018).

Open d’Australie-2018, finale

Le 20e Major. C’est en larmes que Roger Federer brandit son sixième trophée à Melbourne, fruit d’un combat très tendu face à Marin Cilic 6-2, 6-7, 6-3, 3-6, 6-1. Preuve de la crispation du Suisse durant ce match : il n’avait pas cédé le moindre set du tournoi jusque-là. Il a 36 ans.

Wimbledon-2019, finale

Malgré deux balles de match, Federer perd face à Novak Djokovic et manque son 21e titre du Grand Chelem. La finale la plus longue de l’histoire de Wimbledon (4h57) a basculé en faveur du Serbe après un set de folie décisif qui s’est soldé par un tie break établi pour la première fois à 12-12 (7-6, 1-6, 7-6 , 4-6, 13-12). Après quatre manches d’un niveau de jeu finalement pas si élevé, le set décisif à fait, à lui seul, basculer la partie dans l’antologie du tennis, tant par la qualité de jeu que par la tension insoutenable.

Est-il le plus grand joueur de tous les temps ? Au nombre des titres majeurs, deux autres champions l’ont déjà dépassé : Rafael Nadal, son plus grand rival, qui en compte 22, et Novak Djokovic, dont le compteur est à 21.

Mais dans les cœurs, la Suisse reste presque partout le numéro un. A Wimbledon, son terrain de jeu préféré où il s’est imposé huit fois, à Roland-Garros où le public a été soulagé de le voir completer sa collection de Grands Sléms en 2009, et dans tous les tournois où ses fans le soutenaient inconditionnellement, au besoin contre leurs nationaux.

C’est que Roger Federer avait tous les attributs du champion idéal, dont avant tout un jeu à nul autre pareil, esthétique, offensant, enthousiasmant par les risques qu’il comportait et les frissons qu’il faisait courir sur l’échine des spectateurs énamourés.

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